
En 1995, le Comité d'aide au développement en collaboration avec la municipalité de Colombourg ont décidé d'investir dans l'élaboration d'un plan de développement récréo-touristique d'envergure afin de mettre en valeur son territoire, et plus spécifiquement le territoire connu et désigné comme « La montagne à Fred » A cet effet, la municipalité a procédé au changement de zonage de certains lots à des fins récréatives, et ce, pour y concentrer les activités de plein-air aussi bien que les produits touristiques durables.
Pour assurer la préservation du territoire ou le développement est prévu, la municipalité, en collaboration avec la MRC d'Abitibi-Ouest, ont fait les demandes de « Réserve au terrier » et de « Soustraction au jalonnement » afin de protéger le territoire de toute exploitation qui pourrait nuire aux activités prévues sur ce territoire. La municipalité veut s'assurer par là que l'environnement et l'état naturel de la Montagne à Fred seront préservés. La bénédiction de la C.P.T.A.Q. est aussi attendue incessamment, ce qui ferait redémarrer le dossier.
Une réflexion et une étude auront également lieu afin de faire ressortir les différentes activités et produits touristiques à être développés sur ce site unique et magnifique, ainsi que de tracer une démarche à suivre afin de les mettre en place dans un échéancier raisonnable. Les stratégies et objectifs sont élaborés dans un contexte de développement local et régional et cadre très bien avec le plan d'action de développement touristique pour l'Abitibi-Témiscamingue qui se tourne résolument vers l'éco-tourisme et l'éco-aventure.
Ce genre de produit touristique peut contribuer grandement à l'économie et à la croissance de nos localités et de notre région. La Montagne à Fred offre d'innombrables potentiels récréo-touristique, tant au niveau des différentes activités qui pourraient y être pratiquées, que par l'histoire s'y rattachant. Ses particularités géologiques, ses dimensions impressionnantes, ses différents types de terrains (variété), sa proximité et son accessibilité par le village de Colombourg font de cette montagne une richesse touristique dont l'Abitibi-Ouest et les voisins limitrophes profiteraient grandement.
M. Fred Roy était le propriétaire du territoire de cette montagne. Il y avait construit un camp sur le sommet où il habitait durant l'été, profitant des vents omniprésents qui éloignaient les mouches!!
L'hiver, Fred Roy habitait un camp de bois rond situé en bas de la montagne. Plus tard, il se construisit une nouvelle demeure en bois et ciment. Étant donné l'histoire se rattachant à ce personnage et à cette montagne, il sera intéressant de reconstituer son histoire et ses habitations afin de tenter d'expliquer aux touristes le mode de vie de ce colonisateur.
Une bonne partie de la montagne offre un boisé jeune, donc la forêt est éclaircie et peu dense. Il y a beaucoup d'affleurements rocheux et environ 5 kilomètres de sentiers ayant un coefficient de difficulté peu élevé. L'élévation de cette montagne est de 1150 pieds au dessus du niveau de la mer, ce qui en fait un des sommets de la plaine argileuse qui a le mérite d'avoir été considéré dans le schéma d'aménagement régional. On peut déjà (sans poste d'observation) apercevoir La Sarre, Palmarolle, le lac Abitibi, et autres points d'intérêt.
La Montagne à Fred renferme des caractéristiques uniques qui auraient avantage à être mises en valeur. Sur le versant sud-ouest, on retrouve plusieurs « rivières de roches », dont une, d'une grande superficie. La façon dont sont placées les roches porte à croire qu'elles y auraient été déposées manuellement, une par une…dans un but spécifique...! Une étude sur l'origine de ces roches donnerait possiblement place à un sentier d'interprétation intéressant. Comme mentionné précédemment, une dizaine d'activités diverses pourraient voir le jour sur ce site…à condition qu'il y ait une demande populaire et une volonté politique qui s'ensuivra.
Les objectifs visés par le projet sont les suivants :
Tous ces objectifs, en somme, n'ont qu'un but commun, soit de faire profiter la population de ce site extraordinaire en le gardant le plus intact possible et en essayant, autant que faire se peut, de couvrir nos frais fixes.
La Corporation de développement de Macamic a été mandatée par la Ville de Macamic pour piloter ce dossier en 2003
Elle a formé, à partir de ses membres, un comité de travail restreint qui est allé visiter le site et a tenu quelques réunions par la suite afin de définir les grands axes de développement, identifier les différentes activités qui pourraient se tenir en ces lieux et y établir des prix budgets, et finalement établir un échéancier réaliste qui tient compte des programmes de subventions disponibles, des capacités de payer de la Ville et des autorisations nécessaires à la réalisation des travaux.
Les axes de développement seraient de nature :
dont voici les différentes activités qui s'y rattacheront.
Ce sont des activités potentielles, qui ne sont pas nécessairement dans un ordre de priorité. Le plan d'aménagement à venir (concept) nous guidera plus fidèlement sur les choix que nous devrons faire et les étapes à respecter. La consultation des utilisateurs sera aussi un bon repère à prendre en considération dans le choix des priorités.
Sentiers pédestres (3 différents tronçons)
Et possiblement l'ajout d'autres activités que le site est en mesure de recevoir, mais qui se justifieront au fur et à mesure de l'utilisation.
Le plan directeur devra tenir compte des items mentionnés ci-dessus lors de son montage initial; la réalisation de toutes ces activités demandera un effort magistral de toutes les parties impliquées au projet et il faudra préciser un échéancier réaliste afin d'être en mesure de livrer la marchandise.
La région a besoin de ce projet autant que le projet a besoin de la région.
Le principal objectif est de protéger ce magnifique site de tous travaux qui contribueraient à en altérer sa nature, son aspect ou son contenu.
L'histoire passée de l'occupant, qu'elle soit mythique ou réelle mérite d'être racontée et démontrée dans ses cadres originaux.
Quant à l'historique géologique, il se doit d'être fouillé et compris. Il sera ensuite transmis aux générations futures comme héritage scientifique. Ce phénomène de « rivières de roches » qui est très rare en région autant qu'en province a une histoire à raconter, pour autant que l'on veuille bien s'y intéresser. Il est possible, par ricochet, d'en apprendre beaucoup plus que l'on peut s'y attendre…!
Le second objectif est de permettre l'accessibilité de toute cette richesse historique au plus grand nombre de personnes de toutes provenances. Ce passé appartient à toute personne qui manifeste le désir de le connaître. Donc, il est de notre devoir de favoriser l'apprentissage et la diffusion de cette connaissance. Alors, petits ou grands, jeunes ou plus vieux, préparez-vous, la Montagne vous attend!
Il est difficile, et serait osé, à ce stade, de donner des coûts en rapport avec tous les travaux à tenir sur ce site. Plusieurs facteurs viendront influencer ces coûts, notamment la volonté de la population de posséder ces infrastructures et de s'y impliquer, le nombre prévu d'utilisateurs, l'existence de programmes de subventions régionale et provinciale et la capacité pour la municipalité de défrayer la « part du milieu » qui est généralement autour de 20 %.
Considérant que si toutes les activités se concrétisaient, les sommes totales investies avoisineraient les 500 000 $. Effectués sur une période de 5 à 7 années, le coût annuel moyen des travaux serait de l'ordre de 75 à 100 000 $, ce qui implique un déboursé du milieu d'environ 20 000 $, dont la provenance peut être en espèces, en don de matériaux et/ou main-d'oeuvre de la part d'entreprises, ou tout simplement de bénévolat, qui est admissible à la comptabilité de l'investissement du milieu.
Quoiqu'il en soit, nous ferons tout en notre possible pour que ce projet devienne réalité, parce que nous croyons sincèrement qu'il y a une demande pour ce type d'activités chez nous, que nous avons le plus bel endroit pour y concentrer ces activités chez nous, et que dorénavant, si nous ne prenons pas notre devenir en main, personne ne le fera à notre place.
Note : Un tableau de la « structure de financement » devrait être en ligne d'ici quelques mois, aussitôt que nous aurons reçu la bénédiction finale de la C.P.T.A.Q.
Responsable du contenu : Ghislain Deschênes de la Corporation de développement de Macamic - Avis Légal
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