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Qui n'a pas rêvé un jour d'élever sa famille ou de prendre sa retraite dans une belle maison attrayante et confortable, située sur les rives d'un magnifique lac poissonneux; le clapotis des vagues, les couchers de soleil époustouflants, la proximité de la nature, et tout ceci a deux minutes d'un centre-ville....!
La « Pointe à Fortin » aussi communément appelée la « Pointe à Bergeron » fait partie de l'histoire de Macamic... tous les ados des années 1940-1980 et même plus, se rappelleront du bon temps passé à la plage à Bergeron... et probablement, une grande partie des familles ont rêvé de posséder un chalet ou une maison sur ce site magnifique.
Appartenant à l'époque à M. Arthur Fortin, homme d'affaires accompli et avantageusement connu pour son implication sociale et sa générosité légendaire, cet immense terrain a été légué à sa famille lors du décès de ce dernier. Les enfants de M. Arthur Fortin n'ayant pas élu domicile à Macamic, le domaine continua d'être le « terrain de jeux » des petits et grands « westerns » de la ville...!
Le terrain, cultivé jadis, poussa en friche et maintenant en arbres matures...; les gens de la belle époque le gardait dans leur souvenir, mais la fréquentation cependant, diminuait d'année en année. La plupart des gens espéraient qu'il se passe quelque chose, mais personne n'osait se lancer a élaborer un projet d'envergure quelconque sur cet emplacement. Et c'était compréhensible, étant donné l'investissement requis et l'ampleur de la tâche.
Durant le boom économique des années 80-90, il y eut, dans la région, une demande sans précédent pour les développements domiciliaires près de la nature en général et près des cours d'eau en particulier. Les obligations environnementales n'étant pas celles que l'on connaît aujourd'hui, les lacs ayant des terrains disponibles virent leurs rives se peupler de maisons-chalets toutes plus jolies les unes que les autres.
Tant et si bien que le point de saturation des beaux emplacements disponibles en villégiature fut atteint au début des années 2000. Les gens désireux de se construire en « campagne », durent payer à prix d'or les quelques terrains libres d'habitations que certains privilégiés avaient acquis aux fins de spéculation. C'est à ce moment que plusieurs acheteurs potentiels manifestèrent à la direction de la Ville de Macamic leurs intentions d'acquérir, si c'était possible, un emplacement sur les berges du lac afin d'y construire une maison avec un certain cachet...! Les élus furent donc mis au fait d'une demande grandissante pour des terrains à potentiel de construction de moyen et haut de gamme!
Après avoir cherché, exploré, et inventorié les possibilités de terrains individuels disponibles dans ce type de demande,... l'idée jaillit tout a coup : Pourquoi pas un développement domiciliaire complet? Le rêve était amorcé, la réflexion aussi... Il y avait de l'effervescence dans l'air!
Quelques pistes furent suivies, mais elles menaient toujours à une distance assez grande de la ville. Ce qu'il fallait, c'était un bloc de terrains qui recréait l'ambiance de la campagne, tout en étant à proximité des commerces et des services! Il en existait bien un, cependant, des rumeurs couraient que ce n'était pas à vendre. Des rumeurs, des rumeurs...
Serait-il possible que la famille Fortin accepte de vendre cet espace à un promoteur pour faire en sorte que beaucoup de personnes aient la possibilité de venir y construire leurs rêves?
Serait-il possible que des visionnaires qui ont la destinée de la ville dans leurs mains fassent en sorte de conduire ce projet à bon port?
Serait-il possible qu'une cinquantaine de familles croient en l'hospitalité des citoyens de Macamic.?
Serait-il possible que nous ayons suffisamment confiance en nos moyens pour recommander à tous nos parents et amis de considérer Macamic comme lieu de vie.?
Après avoir « fait leurs devoirs », les dirigeants de la ville mandatèrent la Corporation de développement pour amorcer les démarches nécessaires auprès de la famille Fortin dans le but d'acquérir ce site extraordinaire.
M. Jean Ouellet, vice-prés. de l'organisme, a mené les pourparlers et les négociations menant à l'acquisition du terrain.
Nous nous devons de mentionner que la famille Fortin s'est souvenue de ses racines et a collaboré avec une gentillesse et une courtoisie hors du commun!
Messieurs Fortin et Ouellet ont convenu d'un prix très raisonnable pour les deux parties, à la condition expresse d'une clause très justifiable : le nouveau développement s'appellera donc « Fortin-les-Berges ».
L'entente fut officialisée à l'été 2005. Immédiatement, la firme Devamco fut chargée de faire les travaux préliminaires d'usage dans ce genre de projet. La reconnaissance du terrain, l'arpentage et la cartographie furent faits en automne 2005 afin d'avoir la possibilité d'établir sur papier la subdivision des emplacements et de présenter un visuel à la fin de 2005.
Pendant ce temps, un comité de travail de sept personnes fut formé. Il aura comme tâches de planifier le développement par phases, et de voir à leurs réalisations en coordonnant les actions des différents intervenants.
Il aura aussi la charge de mettre sur pied un plan de stratégie marketing afin de promouvoir la vente des lots à construire et veiller à ce que les balises d'aménagement définies par le plan directeur soient respectées. Le comité permanent aura à rendre compte régulièrement de ses activités au conseil de ville, afin de démontrer l'avancement et la transparence du projet.
Durant l'hiver 2006, la plupart des études ont été complétées et les données compilées afin de déterminer le prix des terrains à construire.
Selon le plan préliminaire soumis par la firme Devamco, 52 terrains ayant plus de 40 000 pieds carrés seront disponibles pour la vente dès le printemps 2006. Environ 60 % de ces terrains sont riverains, alors que les 40 % restants n'auront que la rue qui les séparera de la rive (arrière-lot). Beaucoup d'espaces verts avec arbres matures ont été prévus. Le respect de l'environnement et la quiétude des propriétaires ont toujours été les premières considérations des planificateurs.
Comme les terrains seront livrés « prêt à construire », nous essaierons de démontrer sommairement la justification des prix appliqués aux emplacements. Il faudra additionner les coûts des actions suivantes :
Le total des dépenses encourues par le promoteur divisé par le nombre de pieds carrés sera la base du barème des prix exigés. Les éléments comme la situation géographique, les boisés, la stabilisation des berges et les dimensions de certains lots viendront aussi influencer les prix définitifs.
Été/automne 2006, les travaux d'ingénierie vont bon train et le prix budget arrive enfin; en fait il y a deux options. Celle d'aller vers un contracteur ou de réaliser le projet en régie....! Le prix « clé en main » ferait en sorte que le coût des terrains seraient très élevés versus le coût de revient du projet en régie. Cependant pour enclencher la réalisation du projet en régie interne, il faut s'assurer que nous avons tous les éléments pour y parvenir.
Le responsable des travaux publics de la Ville, M. Richard Michaud, fut donc appelé à présenter un topo réaliste de la situation, les besoins à combler pour opérer en régie et également un échéancier de travail. Après de nombreux calculs, discussions et ajustements, le mandat de fournir les services (route d'accès, aqueduc et égout) lui fut confié et le projet comme tel officiellement lancé en octobre 2006.
A compter du printemps 2007, les problèmes sont monnaie courante....... l'ingénierie, le ministère de la Faune et des Parcs (Environnement) et les chargés de projet sont en perpétuelle confrontation.... ce qui n'est pas pour contribuer a l'avancement des travaux, sans compter qu'il faut composer également avec un budget limité et les clients qui se bousculent déjà au portillon.....
Notre demande à Hydro-Québec concernant la desserte en électricité fut déposée en juin 2007 afin d'être certains que la société d'État ait le temps de planifier les travaux. Le responsable du planning à Hydro-Québec accuse réception et nous avise que nous n'avons pas besoin de contacter Télébec et Cablevision afin de déposer notre demande, car cette démarche se fait d'une façon automatique lorsque nous déposons une demande à Hydro. Nous avions tellement de chats à fouetter que nous nous sommes réjouis de ce bon dialogue entre ces pourvoyeurs de services.......
Il faut naviguer en eau trouble, régler tous les pépins et réaliser des exploits avec les équipements et la main-d'œuvre disponible. Les équipes de travail se relèguent plusieurs fois sur deux quarts afin de respecter l'échéancier déjà serré. Nous devons une fière chandelle à ces hommes qui ont su s'adapter aux situations spéciales et faire en sorte que le budget soit respecté.
Milieu octobre 2007, alors que nous avions un automne exceptionnellement sec, que le projet progresse bien et que tous les travailleurs sont encouragés, le « Ministère » vient jeter une douche d'eau froide en annonçant l'arrêt immédiat des travaux pour infraction à « la loi » et manquement au respect de l'environnement. Nous aurions même une ou plusieurs amendes.......
Les machineries et les hommes sont donc retirés du site, non sans regret. Nous aurions le temps nécessaire (espérions-nous) afin de régler ce litige durant l'hiver 2007-2008 et de reprendre ainsi la phase finale des infrastructures de services municipaux.
Nous continuons également le dialogue avec Hydro-Québec, faisant parvenir tous les plans d'ingénierie et d'arpentage, et respectant toutes leurs exigences....... la communication était excellente ce qui nous laissait croire que le dossier progressait d'une façon normale. Le 4 mars 2008, le projeteur d'Hydro-Québec nous annonce qu'il a perdu toutes les données, autant les nôtres que celles de l'ingénierie du Siège social et qu'il faudra tout reprendre depuis le début....... ce n'est que le début des malheurs.....
Plusieurs clients potentiels nous relancent a chaque semaine afin de connaître l'échéancier des services..........
Pendant ce temps, un client commençait à construire.......
Printemps 2008, après avoir réglé le litige avec le ministère de l'Environnement, nous obtenons enfin la permission officielle de continuer les travaux, chose que l'équipe municipale s'empresse de faire. La station de pompage et le poste de surpression sont installés et testés, et les travaux de construction de la deuxième voie de la route d'accès peuvent continuer.
Hydro-Québec se fait encore tirer l'oreille sur la décision finale de la date d'échéancier des travaux; il aura fallu une plainte officielle par le Conseil de Ville et une rencontre terrain avec les ingénieurs d'Hydro, les chargés de projets et les élus municipaux pour obtenir une date limite de desserte. Ce sera finalement au milieu de septembre 2008 que le projet sera alimenté en énergie électrique. Reste les deux autres services..... la téléphonie et la cablodistribution.
Lors de pourparlers antérieurs ( avril 2008 ) avec Télébec et Cablevision, nous avons appris que l'automatisme des suivi de services était faux. Nous avions donc déposé à ce moment les demandes officielles aux deux pourvoyeurs. Le débat entre Télébec et Hydro-Québec concernant des technicalités d'utilisation d'infrastructures n'aboutissait pas et ceci malgré nos interventions..... tant et si bien que nos quatres clients construits ont dû patienter jusqu'a la fin janvier 2009 pour profiter d'un service téléphonique.
( A suivre)....
Responsable du contenu : Ghislain Deschênes de la Corporation de développement de Macamic - Avis Légal
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